Après le décès d'un MRE, la mobilisation se poursuit

mer, 2012-01-11 20:03 -- Admin
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Après le décès tragique d'un Marocain résidant à l'étranger (MRE) en décembre dernier suite à une escroquerie immobilière, ses proches s'organisent pour défendre les droits du défunt.

Ils étaient des dizaines, membres de la famille et sympathisants, à se regrouper mardi lors d'un sit-in organisé devant les locaux de la commune de Ben Souda.

Les faits remontent au 13 décembre dernier. Ce jour-là, un MRE du nom de Benaïssa Friekh, arrivé à Fès deux jours auparavant, constate qu’une tierce personne a édifié un immeuble de deux étages au stade de finition sur un terrain de 488 m2 qu’il avait acquis avec son épouse en 1976.

Le soir même, il meurt d’un œdème pulmonaire aigu, alors que son état de santé n’avait jamais soulevé la moindre inquiétude, selon ses proches.

La mobilisation de la famille, qui demande à ce que justice soit rendue, a permis l'arrêt du chantier mais le litige quant à lui reste entier.

“Cette opération nous a permis d'obtenir un arrêt de chantier provisoire d'une durée maximale d'un mois, arrêt néanmoins ordonné non pas sur la base du litige mais d'une infraction relative au plan de construction”.

Toufik Friekh, fils de la victime

Pour ne rien arranger, le Tribunal de première instance s'est déclaré incompétent pour juger cette affaire lors de l'audience civile tenue le jour même du sit-in, rapporte la famille Friekh.

A ce jour, les proches du défunt nourrissent l'inquiétude de voir “l'entrepreneur reprendre les travaux d'ici une semaine, terminer son chantier 3 jours plus tard, et passer ainsi à la vente des appartements et magasins”. Mais qu'à cela ne tienne, la famille compte maintenir la pression pour obtenir justice.

aufait