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Chronique Rachid Beddaoui

Les transferts des MRE

Un levier pour l'économie nationale

 

Les envois de fonds vers les pays en développement attirent de plus en plus l’attention à cause de leur volume croissant et de leur impact sur les pays bénéficiaires dont le Maroc.

En 2008, les transferts des expatri&eac...
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 quels sont vos droits?
 

En cas de perte d'emploi, c'est tout un monde qui s'écroule
autour du salarié licencié: vieilles habitudes renvoyées aux
oubliettes, perte de contact avec ses anciens collègues, confiance en
soi bafouée, forte remise en question... Pourtant, aussi difficile que
cela puisse paraître, essayez de ne pas baisser les bras et faites
preuve de sang-froid. Cela pourrait vous ouvrir les portes d'un avenir
plus radieux.

La crise du crédit, le renflouement des banques, la peur de
procéder à de nouveaux investissements: tous ces événements laissent
apparaître un ralentissement économique important. Dans un tel
contexte, le nombre de restructurations, avec leur lot de licenciements
collectifs et de fermetures d'entreprises, augmente considérablement.

Sachez que dans pareil cas, l’employeur est contraint de suivre une
procédure particulière. S'il ne suit pas cette procédure, vous pouvez
vous opposer à votre licenciement pour éventuellement obtenir l'annulation de celui-ci ou des indemnités supplémentaires.

A l'heure actuelle, les licenciements collectifs sont tellement
médiatisés que les employeurs tâchent de respecter cette procédure, qui
implique d'informer au préalable les représentants des travailleurs et
de demander l'avis des représentants des travailleurs à ce sujet (la
célèbre "loi Renault") et enfin de faire part du projet de licenciement
collectif au directeur subrégional de l'emploi (FOREM, VDAB,
ACTIRIS,...).

Il est question d’un licenciement collectif dans les cas suivants:

  • pour
    les entreprises qui occupent moins de 12 travailleurs, il doit s’agir
    d’un licenciement de la moitié des travailleurs au moins;
  • pour les entreprises qui occupent 12 à 20 travailleurs, il doit s’agir d’un licenciement de 6 travailleurs au moins;
  • pour
    les entreprises qui occupent plus de 20, mais moins de 100
    travailleurs, il doit s’agir d’un licenciement de 10 travailleurs au
    moins;
  • pour les entreprises qui occupent au moins 100 travailleurs, il doit s’agir d’un licenciement de 10% des travailleurs au moins.
Quels sont vos droits?

Si vous êtes victime d'un licenciement collectif, vous pouvez bénéficier:

  • d’un accompagnement vers un nouvel emploi de la part d’une cellule pour l’emploi mise en place par l'employeur

    Une
    cellule pour l’emploi a pour tâche d’accompagner les travailleurs
    licenciés dans leur recherche vers un nouvel emploi, en leur proposant
    au moins une mesure d’outplacement, mais aussi éventuellement une
    formation (professionnelle) ou un emploi (généralement via l’ADG, le
    FOREM, ACTIRIS ou le VDAB).

  • d'une mesure d’outplacement pour tout travailleur de 45 ans ou plus ayant au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise.

    C'est
    un ensemble de services et de conseils d’accompagnement (bilan
    personnel, guidance dans le choix de formations, aide administrative,
    soutien psychologique,…) qui doivent vous permettre de retrouver un
    emploi chez un nouvel employeur. L’outplacement est fourni par un
    tiers, appelé un prestataire de services, à la demande de votre
    employeur. S'il refuse
    de vous offrir un programme d'outplacement, il est passible
    d'une amende de 1.800 €. Le programme d'outplacement doit être proposé par écrit, dans les 15 jours de la fin du contrat de travail.

    Ce programme dure douze mois, et comprend au total 60 heures d'accompagnement, équitablement réparties sur trois périodes.
    La première s'étale sur les deux premiers mois, la deuxième sur les
    quatre suivants et la troisième sur un semestre entier. Si toutefois le
    travailleur qui a trouvé un emploi auprès d'un nouvel employeur perd
    cet emploi dans les trois mois suivant son entrée en service, le
    programme d'outplacement peut reprendre à sa demande.

  • d’une réduction de cotisations personnelles de sécurité sociale si un autre employeur vous engage à nouveau.

    Une
    fois inscrit dans la cellule pour l’emploi, vous recevrez une "carte de
    réduction restructurations". Pour certaines périodes d’occupation
    situées au cours de la période de validité de la carte, vous recevez
    une réduction de cotisations personnelles de sécurité sociale. Votre
    nouvel employeur bénéficie lui aussi, dans certaines conditions, de
    réductions de cotisations de sécurité sociale.

  • d'une indemnité de rupturecorrespondant au délai de votre préavis (p. ex. 4 mois de préavis = 4
    mois de salaire garanti). Pour connaître la durée de votre préavis, consultez notre article consacré à ce sujet;
  • d’une indemnité de reclassementse composant de deux parties: une partie qui correspond à l’indemnité
    de rupture à laquelle vous avez d'office droit, et l'autre partie qui
    correspond au complément que vous recevrez éventuellement en plus de
    votre indemnité de rupture pour atteindre 6 mois de salaire. Autrement
    dit, si votre préavis est de 4 mois, vous recevrez 2 mois de salaire
    supplémentaires pour atteindre 6 mois de salaire garanti. Si votre
    préavis est de 6 mois ou plus, vous ne toucherez donc pas d'indemnité
    de reclassement.

    Pour un employé, l'indemnité de reclassement
    est cumulable avec un salaire ou tout autre revenu professionnel.
    Attention cependant, étant donné que vous n'êtes pas privé de revenus
    durant ces 6 mois, vous n'aurez pas droit aux allocations de chômage
    complet.

  • d'une indemnité à charge de votre employeur dénommée "indemnité due en cas de licenciement collectif", à partir de la date à laquelle vous pourrez prétendre à des allocations de chômage.

  • d'un complément de reprise du travail de 182,85 euros par moisdès que vous retrouvez un nouvel emploi. Cette somme vous sera accordée
    par l'Onem, en complément de votre salaire et à certaines conditions,
    entre autres si vous êtes chômeur âgé de 50 ans ou plus et si
    vous pouvez prouver 20 ans de passé professionnel. Ce montant est fixé
    forfaitairement et ne dépend ni de l’horaire de travail, ni du montant
    de la rémunération ni du type de contrat. Le complément vous sera
    accordé, pendant votre occupation, pour une période renouvelable de 12
    mois.
  • et enfin, éventuellement d'une indemnité complémentaire de prépension. Comme indiqué sur le site références.be,
    celle-ci est uniquement possible lorsqu’il existe une CCT (convention
    collective de travail) qui prévoit la possibilité de la prépension. La
    CCT n°17 offre à toutes les entreprises la possibilité de laisser
    partir les travailleurs en prépension à partir de 60 ans . A côté de cela, une CCT peut être conclue au sein du secteur ou de l’entreprise, permettant d’abaisser l’âge de la prépension.

    L'indemnité
    complémentaire de prépension, qui s'ajoute donc à votre allocation de
    chômage, s'élève à au moins la moitié de la différence entre la
    dernière rémunération nette (plafonnée) et l'allocation de chômage à
    laquelle vous avez droit. Si vous reprenez une activité
    professionnelle, vous continuerez à percevoir votre indemnité
    complémentaire, qui sera donc cumulée à votre nouveau revenu.

Quelques derniers conseils
Malgré les difficultés humaines,
sociales et financières qu'entraîne un licenciement (collectif ou non), il y a peu de chances que vous vous retrouviez du jour au lendemain sans aucun revenu ou perspectives d'avenir:

Quel que soit votre choix, ne considérez pas votre licenciement comme un
échec personnel, mais plutôt comme de nouvelles opportunités qui
s'offrent à vous (changement de carrière, de style de vie,...).

monargent.be

Chronique Safaa Nhairy
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