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L’organisation  à Alger le 12 et 13 janvier, d’une conférence régionale sur l’abolition de la peine de mort est une première au regard de la thématique abordée. Cette conférence à vu la participation de juristes, de religieux et de divers spécialistes venant de plusieurs pays arabes comme le Maroc
représenté par Ahmed Herzenni, président du conseil consultative des droits de l’homme, de Lamamra des commissions francophones des droits de l’homme du Luxembourg ainsi que des représentant de la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, la Mauritanie.

Cette conférence à l’initiative de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) et l’Organisation internationale de la réforme pénale a permis aux participants de débattre franchement et sans la langue de bois quant à la suite à donner résolution des Nations unies portant moratoire sur la peine capitale. Est-ce pour autant un pas vers l’abolition de la peine de mort en Algérie ? Pour le président de la CNCPPDH, la question ne peut qu’être tranchée, même si cette rencontre n’est pour l’heure que « l’ouverture d’un débat autour de la question ».  Celui-ci explique son point de vue lors de l’allocution d’ouverture « il est temps d’ouvrir le débat autour de l’abolition de la peine de mort en Algérie et son remplacement par d’autres peines de substitution, d’autant plus, ajoute-t-il, que l’Algérie observe un moratoire sur cette peine depuis 1993. Les propos de Ksentini ont hérité le représentant de l’association des Oulémas algériens (selon le jeune indépendant) qui a expliqué que « Le débat sur ce sujet satanique ne doit pas et ne devrait pas avoir lieu chez nous, terre d’islam. Celui qui est contre nous est contre Dieu. De ce fait, il n’est plus musulman et ne peut donc être enterré avec les musulmans »

Les pour et les contre de l’abolition de la peine de mort ont pu durant deux jours débattre et échanger leurs points de vue, leurs divergences ou concordances, leurs expériences et s’enquérir du côté religieux, qui n’a pas été négligé dans ce débat, vu que la participation de ministère des affaires religieuses et du haut conseil islamique a presque pesé de son poids durant la première journée des travaux en signifiant clairement qu’ils sont contre la peine de mort. M. Mahfoud Smati du haut conseil islamique a indiqué que  « les lois relatives à la peine de mort dans l'islam, garantissent la stabilité  de la société à travers la restauration les principes d'égalité et ferment  la porte aux déviations. »  La question primordiale qui revenait sans cesse était « la position de l’islam ou du Coran sur cette question ». Or, en avançant que abolir la peine de mort c’est d’aller à l’encontre de l’Islam avait un goût d’inachevé tant les argumentaires étaient vides de sens non pas par le poids religieux mais par certaines analyses assez légères avancés par les religieux qui mettent en évidence la menace de la stabilité de la société en cas ou la peine de mort viendrait à être aboli. Ceci dit les partisans du contre l’abolition de la peine de mort, en dehors de l’avis religieux avait assez de convictions et raisons pour camper sur leurs positions. En mettant en avant la nature des crimes et leurs atrocités, face par exemple comme ils l’avancent «  face à des bourreaux d’enfants qui violent, torturent et assassinent, comment peut-on oser parler de l’abolition de la peine de mort alors ? Mais, les « abolitionnistes » sont vite revenus à la charge en argumentant fortement leurs points de vues, et finalement entre les partisans du pour et les partisans du contre, il y ‘a un mince frontière. L’espoir d’une avancée dans ce domaine été visible à la fin des travaux qui s’étaient soldés par une série de recommandations adoptés par les congressistes d’Alger et dont la plus importante est l’exhortation des membres de la Ligue arabe à introduire des changements à l’article 7 de la Charte arabe des droits de l’Homme afin d’interdire de manière absolue la prononciation d’un jugement de peine de mort et de son exécution pour tout condamné âgé de moins de 18 ans.

En marge de ses travaux de ces deux journées sur la réforme de la sanction pénale en Algérie, un communiqué pour dénoncer le génocide israélien et l’atteinte grave aux droits de l’Homme en Palestine a été rendu.

Alger : Nassira Belloula
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