En directe de la Belgique

54% des Français pour le rattachement de la Wallonie à la France

Quelque 54% des Français se disent favorables au rattachement de la Wallonie à la France en cas d'éclatement de la Belgique, indique un sondage à paraître dans l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche.

10% des personnes interrogées y sont "tout à fait favorables" et 44% "plutôt favorables", selon cette enquête d'opinion réalisée par l'institut Ifop. Ce taux atteint les 66% dans les régions et départements français du nord (Région Nord-Pas-de-Calais, Ardennes, Meuse). Environ 41% ne sont pas favorables "au rattachement de la Wallonie, c'est-à-dire des provinces francophones, à la France", et 5% ne se prononcent pas.

Le MR annonce l'arrêt des négociations

Les négociations gouvernementales sont arrêtées et ne pourront reprendre que lorsqu'un signal sera donné montrant que la confiance entre les communautés est restaurée, a indiqué jeudi le président du MR, Didier Reynders, à l'issue de la réunion de l'intergroupe parlementaire de son parti.

"Pour nous, les négociations sont arrêtées. Il n'y a plus de négociations en cours et nous ne souhaitons pas qu'il y en ait dans les heures et les jours qui viennent. Nous voulons voir d'abord comment un minimum de confiance entre les deux communautés peut être restauré avant de reprendre quoi que ce soit", a-t-il expliqué, sans toutefois donner plus de précisions sur la nature du signal attendu. Comme il l'a dit mercredi, M. Reynders considère que le vote en Commission de l'Intérieur constitue une agression.

Les Francophones répliquent

Les présidents du MR, Didier Reynders, du PS Elio Di Rupo, du cdH, Joëlle Milquet, et d'Ecolo, Isabelle Durant et Jean-Michel Javaux, se sont dits indignés par le vote intervenu en Commission de l'Intérieur de la Chambre. "Ce vote constitue une agression politique grave à l'égard des Francophones et rompt l'équilibre national. Nous ne pouvons l'accepter", ont affirmé les présidents de partis francophones à l'issue de leur réunion tenue mercredi soir.

Le parlement de la Communauté française est invité par l'ensemble des partis démocratiques francophones à voter une motion en conflit d'intérêt à la suite du vote mercredi en Commission de la Chambre de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le parlemenent se réunira vendredi pour voter la motion, ce qui aura pour effet de suspendre la procédure en cours sur la scission de BHV. Des motions de soutien seront votées dans d'autres assemblées francophones.

Pour 47% des Francophones la scission est la fin de la Belgique

Près d'un Francophone sur deux (47%) pense que la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) est le début du démantèlement de la Belgique, révèle un sondage réalisé mercredi après-midi par l'institut Dedicated Research, à la demande de la RTBF et du Soir. Ce sondage a été réalisé par téléphone auprès de 571 Wallons et 181 Bruxellois avec une marge d'erreur maximale de 3,5%.

Septante-six pour cent des personnes interrogées ont entendu parler du vote qui a divisé la Commission de l'Intérieur de la Chambre. Une majorité d'entre eux (59%) approuve l'attitude des députés francophones qui ont quitté la séance avant le vote.

Neuf Flamands sur dix ne veulent pas de concession flamande

Neuf Flamands sur dix veulent que les négociateurs flamands restent intraitables et que les partis flamands approuvent si nécessaire unilatéralement mercredi, à la Chambre, la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, révèle lundi un sondage publié dans Het Laatste Nieuws. Selon le sondage, qui a été mené la semaine dernière, 44,4% des Flamands veulent la séparation de la Belgique.

La majorité des répondants n'y sont donc pas favorables mais 63% pensent toutefois qu'elle est inévitable à terme. Yves Leterme bénéficie toujours de la confiance de 70% des Flamands. Mais 87% des électeurs du cartel CD&V/N-VA estiment que le CD&V ferait mieux de laisser tomber la N-VA pour permettre la formation d'un gouvernement.

BRUXELLES : Un rassemblement pour l'unité de la Belgique le 18/11

Un rassemblement en faveur de l'unité de la Belgique sera organisé le dimanche 18 novembre à Bruxelles à l'initiative de Marie-Claire Houart, cette Liégoise qui avait lancé en août dernier une pétition s'opposant au séparatisme en Belgique. Le document, qui a déjà recueilli plus de 125.000 signatures, sera alors remis aux autorités.

Cette courte marche se terminera au Parc du Cinquantenaire où aura lieu la Fête de l'Unité, indique un bref communiqué diffusé dimanche, précisant que davantage de détails seront divulgués dans les prochains jours. "A chacun d'entre nous maintenant de prouver, de démontrer son attachement au pays lors de cette journée placée sous le signe de la concialiation et de la fête", souhaite Mme Houart dans son communiqué.

FOULARD : Les écoles ne peuvent interdire le voile

Le Conseil d'Etat a estimé que ce n'était pas à une école ou à un groupe d'écoles de l'enseignement communautaire de décréter individuellement une interdiction générale sur base de signes distinctifs religieux, écrivent mardi les quotidiens De Morgen et ceux du groupe Corelio.

En janvier 2006, une procédure de licenciement de deux professeures de religion islamique enseignant dans un réseau scolaire bruxellois de l'enseignement communautaire avait été entamée.

Plainte contre un musulman qui a refusé un anesthésiste

Un anesthésiste a introduit une plainte contre un homme de confession musulmane parce que celui-ci refusait l'intervention d'un anesthésiste alors que sa femme devait subir sans attendre une césarienne, sous motif que le médecin était un homme, peut-on lire jeudi dans Artsenkrant, équivalent flamand du Journal du médecin.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 août alors que le Docteur Philippe Becx était de garde à la clinique de Maasen Kempen. Il a reçu un appel urgent pour une césarienne à effectuer auprès d'une patiente de confession musulmane. Lorsque l'anesthésiste est arrivé au bloc opératoire, le conjoint de la patiente n'a pas voulu le laisser entrer car il refusait qu'un médecin de sexe masculin s'occupe de sa conjointe. Il a alors demandé que l'intervention soit réalisée par une anesthésiste.

BRUXELLES : Comment je me suis fait lyncher par les Loups Gris devant l'ambassade américaine

Dimanche (21/10/07), je reçois un appel vers 22h41 m'informant qu'une "manifestation des loups gris [militants d'extrême droite turque] vient de commencer dans les quartiers turcs de Saint-Josse et Schaerbeek.

Le cortège des voitures se dirige vers l'ambassade des Etats-Unis". Le long de mon trajet vers le Boulevard du Régent, je remarque qu'il s'agit effectivement d'une grosse manifestation. Les voitures avec des jeunes turcs défilent, drapeau et symbole de l'extrême droite turque en main, en direction de l'ambassade des Etats-Unis en criant des slogans à la mémoire des "soldats martyrs" [sehitler en turc] tombés récemment dans la lutte armée turco-kurde à l'est de la Turquie.

Manifestation pour la régularisation des sans-papiers à Gand

Environ 500 personnes ont manifesté dimanche à Gand en faveur de la régularisation des sans-papiers.

Organisée par l'UDEP (Union pour la Défense des Sans-Papiers), la manifestation a reçu le soutien de plusieurs autres organisations, mais aussi de politiciens de Groen! et de Spirit, notamment du député Geert Lambert.